- Prévention
Réseaux sociaux
Une journée axée sur la santé mentale au lycée professionnel Jean-Moulin de Saint-Brieuc.
Pour l'ADIJ et la MDJA, il était question de la santé mentale et des réseaux sociaux.
L’idée ? Sensibiliser les élèves à diverses thématiques. Si groupes d'une quinzaine de jeunes ont circulé sur différents ateliers animés par des professionnelles de différentes structures.
- La Ligue contre le cancer sur le sujet de l’alimentation et de l’activité physique,
- La Ligue de l’enseignement sur le harcèlement,
- l’Association départemental infos jeunes (ADIJ22) et la MDJA sur les réseaux sociaux
- La Mutualité française sur un Escape Game
- L’association Addictions France et l’infirmière de Jean-Moulin sur les compétences psychosociales
Pour les professionnelles de l’ADIJ et de la MDJA, il était question de réfléchir ensemble (jeunes et professionnelles) sur les usages des réseaux sociaux en utilisant des cartes « publications » et des cartes « débats mouvants ».
L’intérêt était de faire réagir sur certains types de publications :
Question 1 : pourquoi la personne a-t-elle publiée cette photo, quel intérêt y trouve-t-elle ?
Question 2 : que pensez-vous de cette publication ?
Question 3 : y-a-t-il des risques à publier cette photo ? Que dit la loi ?
Question 4 : Quelles conséquences pour celui qui publie, celui qui la reçoit et sur l’impact du public parfois jeune qui peut voir la publication ?
Exemple de carte « publication » : la photo d’une voiture circulant en centre ville accompagnée du message « Trop forte ma cousine, une pointe de 110 km en ville » ou encore « une nude pour mon bae !»
Exemple de carte « débat mouvant » : « comment réagir si vous êtes témoins de cyberharcèlement sur les réseaux », « comment se nomme le fait de publier en ligne une fausse information ». Ces questions permettaient outre d’en parler ensemble, de rappeler que la loi est présente aussi sur les réseaux, pour protéger la population.
Voici quelques réactions des jeunes !
Pourquoi la personne publie ?
Pour faire des vues, des likes faire le buzz être reconnu des autres
se faire connaître se valoriser intégrer un groupe d’amis être visible
pour rigoler pour humilier gagner de l’argent prouver quelque chose
être populaire pour mettre la honte avoir plus d’abonnés pour les souvenir
pour inciter à faire des choses dangereuses pour rire attendre de l’admiration
se sexualiser provoquer pour le plaisir de publier pour reproduire
être choyer jalousie complexes personnels
fantasme Attirance Jugement de l’autre message déplacé
Que pensez-vous de la publication, quels sont les risques ?
La photo sera encore sur les réseaux dans plusieurs années même si la personne est dénudée et que son visage n’apparaît pas, il peut y avoir un élément comme un tatouage qui donnera une indication sur la persoInne.
insultante être reconnu sur la photo peut choquer
répercussions sur l’embauche photo qui circule Revenge Porn insultes
juqement harcèlement/cyberharcèlement risque de violence sexuelle menaces
moqueries problèmes familiaux on ne peut plus rien faire une fois publier
une photo ou vidéo qui circule peut choquer les plus jeunes
Quelles peuvent être les conséquences ?
Il a été question ici de santé mentale et des lois
une gêne stress Être jugé pression psychologique
chantage à l’argent s’isoler peur dépression
problème avec la justice (droit à l’image, pornographie…) sentiment de honte
critique et harcèlement image de soi dégradée pensées suicidaires ou suicide
sentiment de regret chantage/être obligé de faire quelque chose/manipulation
risque de se faire bloquer son compte préjudice condamnation payer une amende
peines de prison mise en danger d’une personne
inciter à un comportement interdit photo/vidéo transmise à la police
plainte contre la personne qui diffuse et celles qui font circuler
Pour finir les professionnels ont présenté le dispositif des Promeneurs du Net en transmettant le QRcode pour accéder au site internet et à l’annuaire des professionnels à contacter si besoin.
Les démarches à suivre auprès de la gendarmerie ou sur la plateforme 3018 leur ont aussi été signalées avec la nécessité de faire des captures d’écran avant de bloquer des images, vidéos, propos, s’ils sont victimes ou témoins de harcèlement ou de violences numériques.
Et pour finir, le contact de la MDJA a également été transmis pour ne pas rester seul face à une situation et lorsque le besoin de parler devient nécessaire.